Lausanne glisse…

Pourquoi Lausanne n’opère-t-elle pas un renvoi d’ascenseur au profit des Vaudois qui déboursent pour elle, au lieu de fleurir la caisse fribourgeoise? Dans cette tribune libre Anita Messere, présidente de l'UDC Lausanne, revient sur la problématique des après-midis de ski des écoliers lausannois.

Il y a quelques années, j’accompagnais des centaines de jeunes Lausannois pour skier aux Paccots (FR). Ou à Sainte-Croix (VD), au cas où «les Dzos» manquaient de neige. Sainte-Croix, c’est à 45 minutes du vélodrome. Un peu comme la plupart des stations, dont le canton de Vaud ne manque pas.

14 ans plus tard, j’ai écouté des collègues parler des attentes démesurées de la Ville envers le Canton: «Une dette stratosphérique, des impôts communaux explosés, et ça continue de miauler pour que tout le Canton participe à ses projets pharaoniques.» J’étais manifestement face à un abus de solidarité qui unit pourtant les 309 communes du canton. Pas toujours facile de défendre Lausanne-la-dépensière.

Alors, pourquoi Lausanne n’opère-t-elle pas un renvoi d’ascenseur au profit des Vaudois qui déboursent pour elle, au lieu de fleurir la caisse fribourgeoise? Interpellé au Conseil communal, le municipal des Ecoles a répondu que la décision relevait des directeurs d’établissement. C’est faux. Ces après-midis de ski dépendent du service communal des sports. Pourtant, on dit logiquement: «Celui qui paie l’orchestre choisit la musique!», faisant allusion aux deniers (di)-gérés par la Municipalité.

Au Chalet-à-Gobet, c’est Leysin-Les Mosses qui a payé les infrastructures pour les jeunes Lausannois. (Certains urbains ont encore le toupet de se plaindre parce qu’il manque une buvette.) De quoi se demander si, avec une attitude et altitude pareilles, les stations du canton vont encore collaborer avec une ville sans égards, mais qui en demande.

Anita Messere, présidente de l'UDC Lausanne.