Capitale des assistés?

  • Crédits: rodpedja

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La Ville de Lausanne est-elle devenue l’aimant de tous ceux et celles qui espèrent pouvoir bénéficier de l’aide sociale? A en croire les chiffres publiés récemment par l’Office fédéral de la statistique, la réponse est oui. Avec un taux d’assistés de plus de 10%, elle se placerait même en deuxième position des grandes villes suisses. Juste derrière Bienne qui caracole en tête avec plus de 11%, mais loin devant Genève, Berne, Bâle ou encore Zürich.

Seulement voilà! Ces chiffres, Michel Cornut les réfute. Le patron du Service de l’aide sociale de la Ville conteste la manière dont ils ont été établis. Mais il ne nie pas le fait qu’aujourd’hui l’aide sociale explose. L’essor économique de la région agit comme un appel d’air. De nombreux jeunes s’y pressent. Mais dans un marché économique très concurrentiel, nombre d’entre-eux restent en rade. Car ils n’ont pas toujours le profil exigé par les entreprises, alors que d’autres n’ont pas un bagage suffisant. La suite, on la connaît: le chômage, puis... l’aide sociale.

Michel Cornut balaie par contre l’argument qui consiste à dire que la majorité de gauche a fait de la ville un eldorado. Et pour cause, la réglementation de l’aide sociale ne dépend pas d’elle, mais du canton. La ville a, de plus, mis en place de multiples instruments de réinsertion. Un élément primordial pour le chef de l’Aide sociale, tant il est vrai qu’il est important «d’agir sur les causes, et non sur les effets» du mal (lire notre article).