Variable d’ajustement, l'éditorial de Charaf Abdessemed

C’est un problème récurrent, qui d’ailleurs n’est pas propre au canton de Vaud tant d’autres régions de Suisse romande sont concernées. Depuis des années, en bonne partie en raison de l’évolution démographique, mais pas seulement (lire l’article ci-contre), l’enseignement public vaudois vit une situation de pénurie chronique en enseignants. Une pénurie à bas bruit, et qui, surtout, perdure sans qu’une solution définitive n’émerge à moyen terme.

Des situations contrastées

Sur les 7% de remplaçants qui travaillent pour l’enseignement vaudois, 2,2% d’entre eux sont des maîtres généralistes en primaire, 3,4% des maîtres de discipline académique (surtout en maths et en allemand) et 1,8% sont des enseignants de disciplines spéciales (cuisine, rythmique, etc.) On le voit, la pénurie touche donc plus particulièrement certaines disciplines, et surtout le primaire. Dans d’autres matières en revanche, les enseignants sont plutôt trop nombreux comme l’éducation physique ou l’histoire, etc.

L’ensemble du canton aussi concerné

Dès le premier trimestre 2020, d’autres communes du canton de Vaud pourront demander à mettre en œuvre le 30 km/h de nuit sur leurs axes routiers où les valeurs limites d’immission sont dépassées. Le 30 km/h nocturne pourra être déployé sur les tronçons à grand trafic aujourd’hui à 50 km/h, s’ils répondent aux critères établis garantissant que la mesure est appropriée. L’axe devra avoir fait l’objet d’une analyse du bruit et avoir à ses abords une densité de population de plus de 200 habitants par kilomètre en dépassement des valeurs limites.

L’ACS prend acte, mais...

La section vaudoise de l’ACS considère que l’abaissement de la limitation générale de 50 km/h à 30 km/h doit rester limité et uniquement là où des critères objectifs le justifient, notamment liés à la sécurité. Les axes principaux doivent quant à eux rester à 50 km/h. Elle estime en l’état, que la limitation variable de vitesse crée une insécurité juridique inacceptable en cas de dépassement de vitesse. La question des preuves de l’infraction sera également difficile à établir, estime-t-elle.