Les Verts et l’amour vache...

La nouvelle est tombée comme un couperet à la fin de la semaine dernière: dans les cantines de la Ville de Lausanne, un jour par semaine, on ne pourra pas manger de viande. Pourquoi? Parce que «manger autre chose que de la viande ou du poisson (...) favorise la (re)découverte de goûts et permet l’accès à une alimentation plus variée et festive». C’est en tous cas ce que laisse entendre le texte du postulat des Verts à l’origine de cette décision.

Une étonnante décision. Et c’est un euphémisme! Etonnante, car depuis le dépôt du postulat - en 2011!!! - et son traitement, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les statistiques démontrent ainsi que les Suisses mangent de moins en moins de viande et sont plutôt de bons élèves au niveau mondial. Pas de quoi donc parler de surconsommation! Etonnant aussi de constater qu’une majorité de conseillers communaux estiment que le rôle de l’Etat - en l’occurence de la Ville - est d’imposer des diktats de la sorte, en s’arrogeant au passage un droit - et un devoir - qui est d’abord celui des parents. Dans un pays ou les mots «liberté» et «responsabilité» ont encore un sens (?), ça tombe plutôt mal.

Cette décision semble donc plus tenir du politiquement correct que de la saine réflexion. Elle est excessive et dénuée de bon sens. A ce titre, on ne peut donc que se réjouir qu’à Morges, comme devant le Grand Conseil récemment, les élus aient fait preuve d’un peu plus de discernement!